Libre des hommes

« Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui, l’ayant aperçu, se jeta à ses pieds, et lui adressa cette instante prière : Ma petite fille est à l’extrémité, viens, impose-lui les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Marc 5.22-23.

 

Jaïrus, chef de synagogue à Capernaüm, vit un temps difficile : sa fillette de douze ans était sur le point de mourir. Personne ne semblait pouvoir la sauver. Que faire ? Abandonner, se résigner ? Absolument pas ! Il se jeta aux pieds du Maître en réclamant un miracle.

 

Jaïrus attendit que sa fille soit au bord de la mort avant de prendre la décision d’aller vers Jésus. Pourtant, ce chef de religieux connaissait les miracles de Jésus. Il avait vu le Seigneur dans sa propre synagogue à Capernaüm délivrer un captif (Marc 1.21-26), puis guérir un homme qui avait la main sèche (Marc 3.1-5), sans parler de toutes les guérisons opérées par le Sauveur dans cette région. Oui, Jaïrus connaissait parfaitement Jésus, à l’œuvre dans sa propre assemblée. Et pourtant… il attendit que sa fille soit à l’article de la mort avant de crier au Seigneur. Pourquoi ?

 

Les chefs religieux voyaient d’un mauvais œil la personne de Jésus, allant jusqu’à dire qu’il était possédé par Belzébul, que c’était par le prince des démons qu’il chassait les démons (Marc 3.22). Jaïrus vivait dans la peur, il craignait de s’attirer des ennuis avec les autorités religieuses s’il se montrait favorable à Jésus. Face à cette contrainte, il prit pourtant une décision : il partit trouver Jésus. Tant pis pour le « quand dira-t-on ».

 

Et vous, êtes-vous comme Jaïrus ? Pourquoi attendez-vous d’être au bord du gouffre pour vous approcher de Jésus ? Avez-vous peur de ce que diront vos voisins, vos collègues de travail, votre famille et même votre communauté religieuse ? Avez-vous peur des critiques de votre entourage, de vos supérieurs et des moqueries de votre conjoint (e) ? Avez-vous peur également de perdre votre réputation ? Si c’est le cas, je vous invite à prendre position pour Jésus ; n’attendez pas qu’il soit trop tard. Ne vivez plus sous l’influence des hommes : soyez libres !

 

Patrice Martorano