Le Seigneur vous comprend

« Le Seigneur vit cette veuve, eut compassion d’elle et lui dit : Ne pleure plus ! (…) Il s’approcha et toucha le cercueil. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève toi ! » (Luc 7.13-14).

 

Jésus croisa une pauvre veuve totalement abattue. Après la mort de son mari, elle perdit aussi son fils, son unique. À ce moment précis de sa vie, elle n’avait pas l’utilité d’un coach qui avait sous le bras le livre intitulé «  Les huit étapes du deuil et les trois clés pour être délivré de la souffrance ». Non, elle avait juste besoin d’une personne qui la comprenne dans son épreuve, et d’un réconfort l’enveloppant d’amour.

 

Jésus lui-même avait vu la souffrance qu’engendrait le deuil. Très rapidement, son papa terrestre, Joseph, disparut. Il a pu voir Marie, sa maman, se débattre dans sa solitude. Joseph n’était plus là pour entourer Marie de ses bras aimants, et ce chef de famille, absent pour toujours, ne pouvait plus pourvoir aux besoins des siens. Désormais, Marie était seule avec sa famille nombreuse, devant faire face aux défis de la vie quotidienne. Jésus a certainement entendu sa maman pleurer secrètement la perte de son époux, paniquant devant les lourdes charges du foyer ou se sentir impuissante dans l’éducation de ses enfants, seule à tout assumer. Jésus, en tant que fils aîné, a dû aider sa mère.

 

C’est pourquoi, lorsqu’il se retrouva devant cette pauvre veuve à Naïn, il s’invita dans sa souffrance. Cette femme lui rappelait sa maman. Il ne pouvait pas l’ignorer. Il ne lui a pas annoncé de banalités sans intérêts car le Seigneur comprenait parfaitement cette veuve.

 

De la même manière, votre Jésus vous comprend car lui-même fit face aux défis de la vie : il connaît l’épreuve de la faim, la tristesse et les larmes devant la mort d’unproche. Savez-vous que Jésus, lui aussi, dut payer des factures ? Qu’il se levait également le matin pour aller travailler ? Qu’en tant qu’aîné d’une fratrie, il éduqua ses petits frères et sœurs ? C’est pourquoi, aujourd’hui, il vous connaît votre réalité, vos défis. Il ne vient pas vers vous, le doigt pointé en l’air pour vous faire la morale mais il s’approche de vous avec un regard bienveillant. Il s’invite dans votre épreuve et vous dit : « Je suis avec toi, je ne t’abandonnerai pas car tu es précieux à mes yeux, mon désir est que tu puisses recommencer… ».

 

Patrice Martorano