La grâce d’être utilisé

« L’Éternel dit à Abram : Je ferai de toi un grande nation et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand. Deviens donc une source de bénédiction » (Genèse 12 :1-2).

 

Dans le livre de la Genèse au chapitre 11, les hommes décidèrent d’inscrire leur nom dans l’Histoire mais Dieu ne l’entendit pas ainsi et décida de les éparpiller sur la surface de la terre. Dans le chapitre 12, les choses sont bien différentes : Abram fut appelé par Dieu afin de devenir une source de bénédiction. Le Seigneur s’engagea à rendre son nom grand. Si « l’orgueil précède la chute », « l’humilité précède la gloire ». L’histoire de la tour de Babel et celle de la vie de celui que l’on appellera plus tard « Abraham » sont des exemples criant de vérité.

 

Des hommes voulurent devenir célèbres et la conséquence fut la dispersion. Abraham n’a rien demandé et pourtant Dieu a fait de lui le père des croyants. Être utilisé par Dieu est une grâce. J’ai toujours été émerveillé que Dieu daigne m’utiliser. Être sauvé était déjà à mes yeux un acte incroyable mais être à son service… Quel privilège !

 

Un mois avant de partir à l’école biblique, je me suis retrouvé au milieu d’un groupe. Une personne, apprenant mon départ, dit devant tout le monde : « Toi, tu veux être un pasteur ? Franchement, je ne te vois vraiment pas faire ça. » Cela m’avait profondément blessé. Cependant, je dois vous avouer que moi-même je ne me voyais pas vraiment servir Dieu à plein temps. D’ailleurs, ma réponse a été : « Non, non ! Je ne veux pas devenir pasteur, je rejoins l’école biblique dans le seul but de réserver du temps pour Dieu, afin de connaitre davantage sa Parole. » Servir Dieu dans le ministère pastoral était pour moi impossible à affirmer. Si j’avais dû le reconnaitre, j’aurais eu l’impression d’être un orgueilleux. Et pourtant, cela n’a pas empêché Dieu d’agir dans ma vie et de me conduire dans ma destinée.

 

C’est Dieu qui élève et c’est lui qui abaisse. C’est toujours dans le nom de Jésus que les pécheurs sont sauvés, les malades guéris et les captifs délivrés. Quelle folie de croire que notre nom est au-dessus du sien.

 

Patrice Martorano