La bonté en action

« Je vais aussi puiser de l’eau pour faire boire tous tes chameaux » (Genèse 24.19).

 

Abraham désirait voir son fils Isaac se marier avec une femme de son peuple. Aussi, il envoya son fidèle serviteur Eliezer lui chercher une femme. Lorsque celui-ci atteint le lieu désigné, près d’un puits, il fit cette prière : « Seigneur, que la jeune femme qui offrira d’abreuver mes chameaux soit celle que tu auras choisie. » Soudain, Rébecca arriva et lui proposa de le faire boire lui et ses dix chameaux. Eliezer ne demanda pas au Seigneur une femme belle, riche ou talentueuse, non. Il réclama simplement une femme au cœur bienveillant. L’action de Rébecca représentait une demi-journée de travail car un chameau est capable de boire plus de 160 litres d’eau. Il en fallait des sceaux d’eau pour la dizaine de chameaux…

 

Ce geste empreint de bonté allait ouvrir sur elle la porte de la bénédiction. Rébecca fit preuve de générosité à l’égard d’un étranger. Elle ne visait aucune récompense si ce n’était la joie de servir. Pourtant, cet acte déclencha une avalanche de bénédictions : elle trouva un mari, hérita de promesses merveilleuses et fit partie de la généalogie de Jésus. Sa bonté l’a menée dans sa destinée.

 

Désirez-vous vivre à la hauteur des espérances célestes ? Alors, que votre bienveillance vous pousse à l’action ! Faites le kilomètre de plus, aller plus loin que la majorité. Ne faites pas les choses pour une vaine gloire mais que l’amour de Christ vous pousse à servir. La récompense appartient au Seigneur. Alors que dans l’ombre vous allez abreuver des chameaux, loin des spots et des fumigènes, le Seigneur vous conduira dans son projet, celui qui n’est suivi d’aucun chagrin.

 

Rébecca proposa de désaltérer des chameaux sans réaliser que sa bonté lui ouvrait instantanément les portes de la faveur divine. Lorsqu’elle se mit à le servir, elle ne connaissait pas Eliezer. Elle ignorait tout de sa mission et de sa capacité à changer sa vie. Elle fit ce geste en toute simplicité ; les conséquences devinrent éternelles.

 

Patrice Martorano