Changez votre perception

« Néhémie leur dit : Vous voyez vous-mêmes la malheureuse situation dans laquelle nous nous trouvons : Jérusalem est en ruine et ses portes ont été réduites en cendres. Venez, reconstruisons la muraille de Jérusalem et nous ne serons plus dans le déshonneur ! Puis je leur ai raconté comment la bonne main de mon Dieu avait reposé sur moi et leur ai rapporté les paroles que le roi m’avait adressées. Ils ont dit : « Levons-nous et mettons-nous au travail ! » Et ils se sont fortifiés dans cette bonne décision » (Néhémie 2.17-18).

 

Cela faisait des années et des années que les murailles de la ville de Jérusalem étaient détruites. Les gens vivaient dans la tristesse et la désolation. Les faits s’étalaient devant leurs yeux. Rien de bon ne se profilait à l’horizon. Pourtant, tout allait basculer alors que leurs conditions demeuraient inchangées, et les cœurs affligés allaient reprendre espoir. Pourquoi ?

 

Trop de difficultés provoquent un sentiment de tristesse. Ce ne sont pourtant pas les événements qui causent l’abattement mais plutôt la manière de les appréhender et de les vivre. Après que Néhémie ait fini de parler au peuple, les choses avaient-elles changé ? Non. Les murailles étaient toujours effondrées. Alors pourquoi les hommes retrouvèrent-ils espoir ? Simplement parce que Néhémie changea leur vision. La situation était toujours la même mais la perception modifiée. En réalité, le sentiment que vous éprouvez face à un événement est toujours la conséquence d’une perception ou d’une pure émotion. Le schéma ressemble à ceci : Évènement Perception Sentiment.

 

Avant le discours de Néhémie, les murailles de Jérusalem sont détruites (événement). Le peuple ne voyait que des ruines (perception). Par conséquent les gens étaient tristes et abattus (sentiment). Après l’encouragement de Néhémie, l’événement était toujours le même. Les murailles de Jérusalem étaient détruites, cependant la perception changea totalement : le peuple avait pris conscience que l’Esprit de Dieu œuvrait pour eux ce qui déclencha des sentiments de courage et de joie.

 

L’analyse d’une situation donnée est souvent erronée par une perception négative qui obstrue notre jugement, exagère la réalité. Un sentiment d’impuissance et de découragement mûrit et anéantit tout espoir. Aujourd’hui demandez à Dieu de vous donner la bonne perspective. J’aime cette phrase percutante de Myles Munroe : « Le pire ennemi de la vision c’est la vue ». Prenez les lunettes du Seigneur.